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Place D’Youville bondée pour Xavier Rudd

2007/07/24 @ 12:04

http://www.canoe.com/divertissement/musique/nouvelles/2007/07/14/4339709-ca.html

Geneviève Riel-Roberge
14-07-2007

Une foule si dense attendait Xavier Rudd à la Place d’Youville que la portion de la rue Saint-Jean donnant accès au stationnement a dû être détournée. Maîtrisant parfaitement guitare, djembe, harmonica, banjo, sans oublier les fameux didgeridoos, l’Australien a fait vibrer la foule de ses rythmes tribaux.

Une chose est sûre: il émane de Xavier Rudd un puissant magnétisme duquel le public est demeuré captif jusqu’à la toute fin. Ayant vécu à Torquay dans le comté de Victoria en Australie, Xavier surfe apparemment aussi bien sur les vagues que les notes de musique. Son quatrième album, Solace, lui a d’ailleurs permis de figurer parmi les vingt meilleurs vendeurs d’Australie.

Enchaînant «Footprint» et «White Moth», il a aussi fait découvrir au public avide d’exotisme la sonorité particulière de ses didgeridoos dans Message stick. Parlant peu le français, il a tout de même su provoquer d’heureuses interactions avec le public en introduisant notamment le mot «Québec» dans l’une de ses chansons.

Ses influences

Grand adepte de Paul Simon, Xavier Rudd puise aussi ses inspirations musicales de rythmes reggae et folk-jazz. Généreux, il a d’ailleurs offert deux rappels dont le classique No Woman No Cry, témoignant de son amour pour les rythmes reggae.

Son horaire chargé ne lui laissant que peu de répit, il a tout de même trouvé du temps pour une entrevue-éclair avec Canoë. Ainsi, on a appris que son dernier album, White Moth, coproduit avec Dave Ogilvie, doit son nom à une anecdote précise. Pendant des vacances familiales au Sri Lanka, un gros papillon de nuit s’est approché de son fils de six ans et est demeuré avec lui trois heures durant. Pour Xavier, il s’agit d’un signe de la présence auprès de son fils de la grand-mère de son épouse.

Pour la production de ce dernier album, il a bénéficié de plus de temps d’expérimentation avec des musiciens aborigènes du Nord de l’Australie, histoire d’intégrer différentes influences musicales. Préparant déjà son prochain album, il mettra sous peu le cap vers l’Europe avant de retourner en Australie. Regrettant de ne pouvoir passer plus de temps à Québec, il devait quitter pour Halifax dès la fin du spectacle.

Un chanteur engagé

La quatrième chanson de son album Solace, «A 4th World», reflète bien sa position sur le traitement réservé aux Aborigènes. Ainsi, il affirme qu’en Australie, l’éducation ne fait pas assez de place à la culture aborigène. Et que cet héritage gagne à être valorisé, tant pour les Aborigènes eux-mêmes que pour le reste de la population.

Au sujet de l’accueil que lui ont réservé les Québécois, il affirme qu’il se sent bienvenu ici, que les Québécois sont gentils et qu’il apprécie beaucoup leur culture. Ses prochains projets? La préparation d’un album et, avis aux cinéphiles, d’une trame sonore de film.


écrit par s dans Musique | rétrolien | signet del.icio.us | imprimer

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